Arbre à la femme adultère

Alain Lenoir mis à jour 05-Fév-2017

Les Barteria d'Afrique sont associés à des fourmis Tetraponera qui ont une piqûre dangereuse. Cet arbre était connu, par exemple au Cameroun, pour permettre de punir les femmes adultères, d'où son nom "arbre à la femme adultère".

La reine de Tetraponera 

dans l'atlas de botanique poétique (Hallé 2016)   

 

Autre exemple : le palo santo (Triplaria, Triplaris spp), ou bois sacré d'Amazonie qui fournit un encens naturel est un arbre associé à des Pseudomyrmex dont la piqûre est aussi dangereuse (Haddad et al 2009) et peut servir à punir des femmes adultères (Timbert 2017).

     

 

On retrouve cette punition dans un dessin du Petit Journal en 1909 (Dans Histoires de fourmis, de Charles Ficat, 1998, Ed Sortilèges, p. 100). Cette fois c'est le jeune homme qui est puni, quelle a été sa faute ? On ne sait pas. Il faudrair rechercher dans le journal.

Voir
- Haddad Junior, V., L. R. H. Bicudo and A. Fransozo (2009). The triplaria tree and Pseudomyrmex ants: a symbiotic relationship with risks of attack for humans. Rev. Soc. Bras. Med. Trop. 42: 727-729. http://dx.doi.org/10.1590/S0037-86822009000600022
- Hallé, F. (2016). Atlas de botanique poétique, Artaud. 123p.
- Timbert, A. (2017) Bolivie : Accusée de vol, elle est châtiée par des fourmis tueuses et meurt de ses piqûres par asphyxie ! actulatino.com, 5 janvier 2017, p. http://www.actulatino.com/2017/01/05/bolivie-accusee-de-vol-elle-est-chatiee-par-des-fourmis-tueuses-et-meurt-de-ses-piqures-par-asphyxie/#fp0MZcIO0FDuP0Bk.99
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