Bernard Werber

     

Mis à jour le 22-Jan-2021

Célèbre écrivain qui a été découvert suite la publication de sa trilogie chez Albin Michel :
- Les fourmis (1991)
- Le jour des fourmis (1992)
- La révolution des fourmis (1996)

                  

Analyses des livres

EXTRAIT - Quand Bernard Werber a réussi à convaincre un éditeur pour publier "Les Fourmis". Ecouter sur Europe1 - Ecoute directe
Invité d'Isabelle Morizet dans l'émission "Il n'y a pas qu'une vie dans la vie" samedi 24 novembre 2020, l'écrivain Bernard Werber qui était fasciné par les fourmis magnans depuis son adolcescence, revient sur la publication du roman qui l'a révélé au grand public, "Les Fourmis", et la difficile mission pour convaincre un éditeur de lui faire confiance. Selon l'éditeur : "Quel intérêt de faire un roman sur les fourmis ?" Une autre phrase de l'interview "Les fourmis sont un moyen de savoir le futur de l'humanité dans 100 millions d'années."

Et ensuite "Le livre secret des fourmis" (2003)     

               

"Dans son roman, Bernard Werber nous raconte la vie des fourmis et surtout comment elles communiquent entre elles. Il nous explique simplement qu'elles utilisent des phéromones, ou hormones, qu'elles émettent. Ce sont de "minuscules molécules volatiles et odorantes" très petites, de deux à trois picomètres. Grâce à elles, les dialogues ont des nuances pratiquement "infinies". Les fourmis les produisent lorsqu'elles éprouvent un sentiment ou une sensation. Elles produisent alors des phéromones qui vont circuler dans leur corps et en sortir pour pénétrer celui des autres fourmis, ainsi "chacune ressent la même chose". Les phéromones sont réceptionnées par le segment numéro 5 des antennes, le segment 6 et 7 étant utilisés respectivement pour les dialogues simples et les dialogues complexes du type sexuel. L'auteur nous fait découvrir différentes molécules servant de phéromones.
Il nous décrit principalement la communication chimique, principal moyen utilisé, mais aussi la communication tactile, qu'il présente comme la "communication absolue". Il la décrit comme le meilleur moyen de communication et le plus rapide : les dialogues se font d'antennes à antennes, en contact direct, de "neuromédiateurs à neuromédiateurs". Cette communication est, d'après l'auteur, la plus sûre, l'air n'interférant pas avec les phéromones et ne pouvant être interceptées par d'autres fourmis
." D'après un TPE.

Voir tous les détails sur Wikipedia. Par exemple sur la loméchuse : "Une loméchuse est rencontrée par les fourmis protagonistes du roman de Bernard Werber Les Fourmis. La loméchuse garde une entrée secrète en droguant les fourmis qui tenteraient de s'approcher d'un mystérieux passage..."

Deux articles  sur les fourmis dans les années 1991
- Les  fourmis, par Bernard Werber (origine ?)
- Apocalypse. Fourmis. Elles arrivent (L'Echo des savanes, avril 1991)

Publicité pour la trilogie dans Science et Vie Junior de décembre 2013 :

                                  

Une analyse du livre "les fourmis" par des collégiens avec ce qui est réel ou non

Interview : Bernard Werber victime de " ses " fourmis. Par Pascale Frey, L'Express le 01/11/1998

Bernard Werber a parlé d'empathie chez les fourmis qui « ont développé un organe de la compassion, ou un organe de l’empathie, qu’on appelle le jabot social. C’est-à-dire qu’elles mangent pour se nourrir elles-mêmes, mais elles peuvent mettre une partie de la nourriture dans un estomac secondaire, qui sert uniquement à nourrir les gens qui ont faim autour d’elle. » Ce mode de transfert de nourriture, la trophallaxie, permet à une fourmi de régurgiter dans la bouche d’une autre qui en a besoin, une nourriture prédigérée. « C’est comme si nous avions en permanence une réserve d’énergie pour les pauvres ou pour les nécessiteux, et que nous la partagions naturellement, sans se dire qu’on fait quelque chose de bien, car nous aurions réalisé que se nourrir soi-même et nourrir les autres relèvent de la même notion », imagine l’écrivain (Journée de la compassion organisée par l’INREES en avril 2013).

Bernard Werber vient d'écrire un nouveau livre sur le chat. Il dit aux Dernières Nouvelles d'Alsace le 2 octobre 2016 :
"Quelles qualités trouvez-vous au chat que n’a pas la fourmi ?
Le chat peut voir l’homme, l’observer, choisir un point de vue en se positionnant par exemple en hauteur. Il peut avoir une vue d’ensemble et observer les interactions. Le chat est capable de comprendre ce qu’est un lit, une table, une voiture, des vêtements, pas la fourmi
."

Bernard Werber au salon du livre à Hong-Kong déclare en réponse à la question "Pourquoi vous être intéressé aux fourmis ? " En général, je m’intéresse à toutes les formes de vie. Il me paraît essentiel que l’homme puisse estimer les autres espèces, se souvenir qu’un morceau de bœuf par exemple, avant de finir comme un cadavre que nous mangeons, a eu une vie, une conscience, des yeux pour voir et deux oreilles pour percevoir le monde. Les Indiens d’Amérique avaient pour habitude de remercier l’animal après l’avoir tué à la chasse. Prendre conscience qu’il existe des mondes parallèles aux nôtres comme celui des fourmis ou des chats par exemple, doit nous ouvrir l’esprit et nous rendre conscients de l’univers dans lequel nous vivons. C’est une façon de continuer à se questionner.".
Pujol, D. (2019) Une fourmi m'a dit...Le monde selon Bernard Werber. lepetitjournal.com, 25 juillet 2019, p. https://lepetitjournal.com/hong-kong/une-fourmi-ma-ditle-monde-selon-bernard-werber-262224

Interrogé par l'AFP sur l'étude consacrée à Solenopsis richteri, Bernard Werber, le journaliste scientifique et auteur de la saga des fourmis, ne s'est pas dit surpris de ces observations : "Elles sont en permanence en train de tester des choses et d'évoluer". Rappelant que cet hyménoptère compte pas moins de 12.000 espèces, il a souligné que "des tas d'entre elles ont trouvé des solutions différentes à des problèmes différents". Et que les observations à venir "nous surprendront toujours". Voir Alimentation fourmi de feu noire.

Pablo Servigne, adolescent, a été très impressionné par le livre de Bernard Werber sur les fourmis, qui l'a décidé de devenir myrmécologue. D'ailleurs, quand il rentré dans le milieu de la recherche sur les fourmis, il s'est aperçu que Bernard Werber n'était pas aimé par les chercheurs. Alors il n'a plus jamais osé relire les livres de peur d'être déçu. A Gembloux il y avait Charles Gaspar, professeur qui connaissait bien les fourmis de Belgique, une terreur pour les étudiants, qui l'a initié aux fourmis. (Dans l'émission "Une journée particulière" de Zoé Varier "Pablo Servigne, collapsologue : « On ne peut pas dire que tout ira bien, ce n'est pas possible »") (Lien).

Dans sa BD, le dessinateur Wasterlain, rend hommage à Bernard Werber, pour ses romans qui l'ont inspiré (Les Fourmis géantes)