La reconnaissance de soi (self recognition)


Mis à jour le 17-avr-17

La reconnaissance de soi devant le miroir est bien connue chez les singes (test de la tâche sur le visage), les dauphins et les oiseaux, et même plus récemment chez la raie (Sc Avenir 2016), mais pas chez les insectes.           

Elle pourrait exister chez les fourmis Myrmica marquées avec une tache de peinture sur le clypéus qui devant un miroir essaient de se toiletter, ce qui n’apparait pas sans le miroir. De plus, les très jeunes fourmis ne le font pas (Cammaerts and Cammaerts 2015). Dommage que ce soit publié dans une revue peu connue. J'imagine que les grandes revues n'ont pas osé publier cet article...

Attention, ce fait est différent de la reconnaissance de sa propre identité chimique comme cela a été montré chez le grillon Gryllodes sigillatus qui perçoit en permanence son cocktail d’hydrocarbures cuticulaires personnel pour les comparer à celui d’un partenaire sexuel éventuel (Capodeanu-Nägler et al. 2014). Les fourmis en situation de contact avec un autre individu comparent aussi leur propre cocktail chimique avec celui du partenaire.

Voir
- Cammaerts, M. C. and R. Cammaerts (2015). Are ants (Hymenoptera, Formicidae) capable of self recognition? Journal of Science 5: 521-532.

- Capodeanu-Nägler, A., J. Rapkin, S. K. Sakaluk, J. Hunt and A. Steiger (2014). Self-recognition in crickets via on-line processing. Current Biology R1117: 2.
- F.G. La raie se regarde dans le miroir. Science et Avenir, mai 2016. Pdf