Monomorium
pharaonis - Fourmi des pharaons
et autres Monomorium
Alain Lenoir
Mis à jour
27-Aoû-2026
Pour commencer un dessin
d'un polonais dans les années 1998 (don Ewa Godzinska) :

Originaire sans doute de
la région éthiopienne, mais c’est contesté. Elle
vit dans les bâtiments bien chauffés des grandes villes (par exemple
dans les hôpitaux). En régressions ? À Tours elle était
présente dans les années 70 dans divers immeubles, mais semblait
avoir disparue. Pourtant on la trouve maintenant un peu partout dans la région de Tours selon Jean-Luc Mercier (mail du 19 avril 2026). En fait la systématique n'est pas claire, ce serait Monomorium gallicum selon B. Seifert (2025).
Selon Jean-Luc Mercier (mail du 27 août 2026) : Nous avons dorénavant 3 espèces de Monomorium à caractère invasif dans la région de Tours. En effet, selon Seifert, l'ensemble des Monomorium trouvées jusqu'à présent sont en fait, des Monomorium gallicum, sauf une population qui reste du Monomorium carbonarium. A cela s'ajoute une autre population récemment découverte qui d'après moi serait du Monomorium pharaonis. Mais pour être définitivement sûrs, il nous faut trouver le ou les marqueurs génétiques permettant de bien discriminer les espèces.
Galkowski C., Les fourmis invasives à l'assaut de Bordeaux, Bull. Soc. Linn. Bordeaux, 161, N.S.54, 2026, 77-88. Déjà 11 espèces recensées. Pheidole megacephala et Pheidole bilimeki, Monomorium pharaonis, Monomorium carbonarium et Monomorium gallicum, Linepithema humile, Tapinoma magnum et Tapinoma ibericum, Lasius neglectus, Tapinoma melanocephalum, Nylanderia jaegerskioeldi.
Monomorium carbonarium à Saint Sever dans les Landes selon Christophe Galkowsky (2 août 2026) : "Sur le chemin, on s'est arrêté à Saint Sever dans les Landes, pas beaucoup de fourmis mais Monomorium carbonarium qui rentre dans des maisons, à la recherche de petits débris à grignoter. Un témoignage, les Monomorium sont allées chercher les croquettes du chat directement dans la poche, et quand on verse les croquettes remplies de fourmis dans l'écuelle, le chat ne veut pas les manger. Voilà une première victime directe de la prolifération de ces fourmis ...."
Le laboratoire de E.O.
Wilson à Harvard a été envahi dans les années
60 par cette fourmi (pdf).
Voir tout sur cette fourmi
dans L'Odyssée
des fourmis, par Audrey Dussutour et Antoine Wystrach (2022)
(p.61)
Les hydrocarbures de Monomorium
pharaonis ont peu d'héritabilité, ce qui semble indiquer
qu'ils sont sujets à sélection. C'est sans doute ce qui explique
qu'en élevage en laboratoire ils varient facilement (Walsh et al 2019).
Fourmi insecticide.
Augereau, J.-F. (1988). La fourmi, insecte insecticide. Le Monde. 6 avril 1988.
p.21. Le venin de la fourmi des pharaons (Monomorium
pharaonis) est insecticide envers les termites comme cela a été
découvert par Jean-Luc Clément. Cela avait ouvert des perspectives
pour de nouveaux insecticides.. qui n'ont pas été confirmées
depuis par les grandes firmes. Pdf

Voir Chez ces
fourmis, les reines de différencient dès le stade larvaire. Science
& Vie, Juin 2022, p.16.
Dans une conférence
Francis
Bernard en 1971 parle de la fourmi des pharaons :

Voir
- Spirals,
livre de William Patrick (Houghton Mifflin, Boston 1983, non traduit) qui s'inspire
des Monomorium qui transportent de la radioactivité. Pas lu..
- Walsh,
J., L. Pontieri, P. d'Ettorre and T. Linksvayer (2019). Ant cuticular hydrocarbons
are heritable and associated with variation in colony productivity. bioRxiv.
http://dx.doi.org/10.1101/819870
- Bernhard Seifert (2025). Monomorium carbonarium species group in the Nearctic and Europe (Hymenoptera: Formicidae). Soil Organisms, 97, https://doi.org/10.25674/441