Interview de Rumsaïs Blatrix sur Clapas, YouTube, 30 juin 2026, 29 min "Un insecte sur mille serait une fourmi ! Leur présence dans la nature et leurs actions sur l’environnement sont essentielles au bon fonctionnement des milieux qu’elles habitent. Rumsaïs, chercheur et spécialiste des fourmis, nous livre une petite partie de ses connaissances." On n'apprend pas grand-chose, normal c'est pour le grand public, mais très bien raconté et on n'arrête pas d'écouter quand on a commencé.
Un trou de fourmi. Une expression que l'on ne voit pas souvent. "Présidentielle 2027 : le « trou de fourmi » de François Hollande, déjà en campagne. Pour son ancien ministre et sénateur du Nord Patrick Kanner, il existe au moins un « trou de fourmi » pour qu’un bulletin de vote en faveur de Hollande soit proposé aux électeurs en 2027." (Le Monde, 29 août 2026)
- Ornela De Gasperin , Daniele Silvestro, Heikki Helanterä, Adria C. LeBoeuf, Philip A. Downing & Michel Chapuisat. Evolutionary transitions in social organization and the relationship between climate and queen number in ant societies, 2026, sous presse, https://doi.org/10.1038/s42003-026-11123-w. Pdf
- Alain Dejean, Maurice Leponce, Frédéric Azémar, Martin Kenne, Maurice Tindo, Axel Touchard, Jérôme Orivel, Arthur Compin. Vertical distribution of ant species in a tropical African rainforest, Arthropod-Plant Interactions (2026) 20:82, https://doi.org/10.1007/s11829-026-10292-z
Nous avons étudié la répartition verticale des espèces de fourmis dans la forêt tropicale d’Akok, qui fait partie du « parc national de Campo Ma’an » au Cameroun. Nous rassemblions des colonies entières dès que possible pour des espèces terrestres. Nous grimpions aux arbres pour trouver des nids d’espèces non dominantes associées aux épiphytes et hémi-épiphytes. Pour celles vivant dans les couronnes de la sous-canopée, nous utilisions également des méthodes d’accès aéroporté (c’est-à-dire le « traîneau à canopée » et le « radeau à la canopée ») utilisé dans la canopée supérieure pour collecter des échantillons de fourmis arboricoles à dominance territoriale (TDAA) avec de grandes colonies. Les fourmis sur un sentier forestier ont également été enregistrées. Nous avons identifié 153 espèces de fourmis issues de huit sous-familles et 46 genres. Le couvert d’échantillonnage, l’âge pour chaque strate et le chemin forestier, au-dessus de 0,9, indiquait une complétude d’échantillonnage élevée. Un multidimensionnel non métrique et le scalage (NMDS) suivi d’un « regroupement complet » a montré que la plupart des espèces se trouvent en grappes. La canopée supérieure se caractérisait par la présence écrasante du TDAA Crematogaster depressa Santschi, qui occupait 87,65 % des 170 arbres dont le manque d’agressivité a été noté entre ouvrières rassemblées à une distance de 500 m. Cette espèce, qui vit sur des arbres vieux de plusieurs siècles, est probablement typique de ce parc national connu pour son haut niveau d’endémisme. Cette étude, menée au début des années 1990, fournit une base pour étudier les changements futurs de la diversité.
Article très important pour la connaissance de la faune des fourmis tropicales africaines.
- Mbenoun M., Pavi L., Mony R., Tindo M. 2026, An updated overview of the distribution and impact of the little fire ant Wasmannia auropunctata on native ant communities in Southern Cameroon. International Journal of Tropical Insect Science 46(1):819-826. DOI:10.1007/s42690-025-01737-8. Voir Cameroun et Fourmi électrique
- Pinto, T., Pascual-Gil, J. (2026). Opportunistic extranidal feeding of dealate queens at artificial sugar baits in the polygynous ant Plagiolepis pygmaea (Latreille, 1798) (Hymenoptera: Formicidae). Iberomyrmex, 15, DOI: https://doi.org/10.20350/digitalCSIC/29143
Deux reines désailées de P. pygmaea observées à fourrager hors de leur nid. C'est inédit pour cette espèce.
- González, M., Espadaler X. et al. (2026). "Picaduras atribuidas a Hypoponera eduardi (Forel, 1894) (Hymenoptera: Formicidae) en un arrozal de La Janda (Cádiz, sur de España)." Graellsia 82: e814. Pdf
- Ornela De Gasperin, Daniele Silvestro, Heikki Helanterä, Adria C. LeBoeuf, Philip A. Downing & Michel Chapuisat. Evolutionary transitions in social organization and the relationship between climate and queen number in ant societies. communications biology, 2026, https://doi.org/10.1038/s42003-026-11123-w.
- Arik Dorfman, Shahar Dubiner and Inon Scharf. Form, function, and evolution of worker–worker social carrying in ants. Insect Science (2026) 0, 1–13, DOI 10.1111/1744-7917.70377
Une grosse erreur. Depuis longtemps j'ai écrit Ehpad sous la forme Epadh, en plaçant mal le h. Merci Luc Passera (mail du 12 octobre 2026).
Selon Jean-Luc Mercier (mail du 13 octobre 2026) EHPAD pourrait signifier "Exotic House for Pest Ant Deseases". D'où le fait qu'elles envahissent l'EHPAD : elles veulent être soignées ! Oui, les Tapinoma magnum rentrent un peu dans ma chambre, mais elles ne sont pas génantes.
Réponses aux questions dans la lettre de mi-octobre :
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Quel est l'organisme le plus grand et lourd au monde ? C'est Pando
- Quelle est la fourmi qui sent le beurre rance ? C'est une Tapinoma - Quelle est la fourmi qui sent le roquefort ? C'est aussi une Tapinoma : Tapinoma sessile.
- Qu'est-ce que fourminuscule ? C'est la première fois que je vois ce mot. Fourminuscule est une police de caractères expérimentale ultra-petite
créée par le designer typographique français Thomas Huot-Marchand
en 2008
. Elle a été élue parmi les plus belles polices françaises et a reçu plusieurs distinctions pour son approche innovante de la lisibilité à l'extrême limite du visible. La Fourminuscule a été pensée pour rester déchiffrable à des tailles microscopiques (jusqu'à 2 ou 3 points).
- Y-a-t-il des fourmis gigantea ?
Oui il y a Dinoponera gigantea, l'une des plus grandes espèces de fourmis (jusqu'à 4 cm). Elle vit dans les forêts tropicales de plaines d'Amérique du Sud.
et Titanomyrma gigantea est une espèce éteinte de fourmis de la sous-famille des Formiciinae et qui vivait il y a 47 millions d'années, à l'époque de l'Éocène moyen. L'espèce est connue via des fossiles trouvés en Allemagne, dans le site fossilifère du lac de Messel. Il s'agit de la plus grande espèce de fourmis connue et de l'un des plus grands hyménoptères. Voir Fossiles Camponotus gigas. Asie du Sud-Est (Malaisie, Bornéo, Indonésie), 2,5 à 3 cm en moyenne, Forêts humides, souvent dans les troncs creux, Très active la nuit, peu agressive mais territoriale, Elle émet des sons pour communiquer avec ses congénères ! Voir Fourmis charpentières
Pando, clone de peupliers Opulus tremuloides dans l'UTAH. Voir Mycorhizes
Selon Tatiana Giraud (mail du 5 octobre 2026) "il y a quelques mutations somatiques dans les peupliers, mais bon, ça fait juste quelques petits variants, ça n'empêche que c'est une même lignée clonale."
Voir Pineau, R. M., et al. (2026). "Mosaic of somatic mutations in one of Earth’s largest organisms, Pando." bioRxiv: 2024.2010.2019.619233. Pdf
Bien que la biologie évolutive se concentre traditionnellement sur la propagation des mutations au sein des populations, la dynamique de la propagation mutationnelle chez les individus, en particulier chez les organismes clonalement à longue durée de vie, reste peu comprise. Nous examinons ici la structure génétique de « Pando », le plus grand clone connu de tremble tremble (Populus tremuloides) sur Terre. Nous avons séquencé plus de 500 échantillons à travers Pando et les clones voisins, incluant plusieurs types de tissus. À des échelles spatiales fines, nous avons détecté une structure génétique significative, notamment dans les tissus foliaires, mais ce signal s’est affaibli sur de plus grandes distances, suggérant soit une croissance rapide des racines homogénéisant le système au fil du temps, soit des mécanismes empêchant la transmission généralisée des mutations. Les analyses phylogénétiques situent Pando entre 12 000 et 37 000 ans, soutenues par la présence continue de pollen de peuplier dans les sédiments lacustres voisins. Les tissus ont accumulé des mutations à des rythmes différents, les feuilles montrant des charges de mutation significativement plus élevées que les racines ou les branches. Ce travail fournit la première estimation quantitative de l’âge de cet organisme remarquable et offre des premières perspectives sur la dynamique spatiale de la mutation somatique dans une plante clonale massive. Bien que notre approche de séquençage à représentation réduite limite la détection de variants rares, ces résultats établissent une base pour comprendre comment les organismes modulaires à longue durée de vie accumulent et distribuent la variation génétique, des questions qui bénéficieront d’un séquençage complet à large couverture à l’avenir entre les tissus.