Lettre mi-mai 2026
Mis
à jour le
29-Avr-2026
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Face à une épidémie, les fourmis Lasius niger font quelque chose qu’aucun autre animal n’avait jamais été observé faire, par Brice L., SciencePost 11 avril 2026. Une étude de l’Université de Bristol montre que les colonies de fourmis exposées à des pathogènes restructurent activement leurs nids pour réduire la transmission de maladie. C’est la première preuve qu’un animal non-humain adapte son environnement physique pour contrer une épidémie. Un article dans Science ! Déjà signalé dans Sciencepost, 5 décembre 2025
Architectural immunity: Ants alter their nest networks to prevent epidemics. Luke Leckie, Mischa Sinha Andon, Katherine Bruce, and Nathalie Stroeymeyt. Science, 16 Oct 2025, 390, 266-271, DOI: 10.1126/science.ads5
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Jean-Luc Mercier dans la Nouvelle République du 29 avril 2026 sur la lutte contre les Tapinoma magnum à Tours.

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Fourmis et andrènes. Publication Facebook de Kristen : "Depuis cette après midi j’observe ces fourmis qui s’affairent dans un nid d’Andrene cendrée, une abeille sauvage solitaire. Il semble qu’elles le pillent en remontant des bouts de pains de pollen voire peut être des œufs déposés par l’abeille ? Première observation de ce comportement car je surveille journellement les nids d’Andrènes qui se trouvent juste devant ma baie vitrée. Morbihan sud. 18 Avril 2026."
Les fourmis sont des Myrmica.
Selon Sébastien Moreau de l'IRBI à Tours : "J’ai filmé des entrées de nids d’abeilles et j’ai remarqué qu’aucune fourmi ne s’y risquait... (0 entrée sur 10 passages à proximité de l’entrée du nid). Il s’agit de nids de Dasypoda." (28 avril 2026)
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Des fourmis tournent en rond jusqu’à mourir d’épuisement : une étude révèle que les réseaux neuronaux tombent dans exactement le même piège, SciencePost, par Yohan D 29 avril 2026. On voit cette image très souvent..
Des centaines de fourmis tournant inlassablement en cercle jusqu’à tomber d’épuisement.
Ce spectacle, documenté pour la première fois en 1921 par le naturaliste William Beebe au bord d’une rivière en Guyane, reste l’un des phénomènes les plus déconcertants du règne animal. La spirale observée par Beebe mesurait environ 370 mètres de circonférence, chaque fourmi bouclant le circuit en environ 2,5 heures avant de succomber. Quatre-vingt-cinq ans plus tard, une équipe de physiciens de la Northwestern University publie une étude qui relie ce suicide collectif à un mécanisme fondamental des réseaux neuronaux. Le parallèle est troublant. Seules deux espèces ont été observées et documentées en train de pratiquer ce comportement : les fourmis conductrices africaines (genre Dorylus) et les fourmis légionnaires sud-américaines (genre Eciton). Pourquoi l’évolution n’a-t-elle pas éliminé ce trait manifestement suicidaire ? Parce que les colonies de fourmis légionnaires sont si vastes et leur fécondité si explosive que perdre quelques centaines d’individus dans une spirale ne représente pas une pression de sélection suffisante. L’erreur, à l’échelle de la colonie, est statistiquement négligeable.
