Romans et nouvelles de fourmis

Alain Lenoir mis à jour 20-Sep-2017


- Maudit Karma et Toujours maudit
de David Safier, Les presses de la cité 2016.
- Scintillements d'Ayerdhal, Au diable vauvert, 2016
- Sous le seuil de Jean-Louis Giovannoni , Editions Unes, 2016
- Semences de Jean-Marc Ligny, L'Atalante 2015
- La fourmi assassine de Patrice Pluyette. Seuil. 2015 
- Comment les fourmis m'ont sauvé la vie de Lucia Nevaï, édition Philippe Rey 2009

- La maîtresse de jade, de Catherine Lim, Belfond, 2000

- Méfiez-vous de la reine des fourmis, de Nicholas Fisk, Hachette 1997 (édition originale 1987)
Fourmis de Itshak Orpaz, Liana Levy (1988). Traduction de Nemalim (1968)
- La fourmi argentine, nouvelle d'Italo Calvino (1952)

- et bien sûr La trilogie des fourmis de Bernard Werber (1991)

- Autres livres avec un nom de fourmis


Fourmis de Itshak Orpaz, Liana Levy (1988). Traduction de Nemalim (1968)

Un homme et une femme dans un appartement au sommet d'un immeuble. Elle, pure, virginale et intouchable, lui, maçon éperdu d'amour pour sa femme qui se refuse à lui. Un jour, une fourmi fait son apparition dans l'appartement, grimpe sur le corps de sa femme et lui arrache un soupir de jouissance. D'autres fourmis apparaissent subrepticement, dans tous les coins, dans les fentes de murs...


La fourmi d'Argentine a inspiré divers auteurs comme Italo Calvino dans « Aventures ».

- Calvino Italo (1964). Aventures. Une nouvelle de 1952 intitulée "La fourmi argentine" . Réédité plusieurs fois, par exemple au Seuil en 2002 : 


Maudit Karma, de David Safier, Presses de la cité 2008.
Kim Lange, une populaire animatrice de talk-show, est écrabouillée par un lavabo tombé du ciel d'une station spatiale. Elle a accumulé beaucoup de mauvais karma, elle a négligé sa fille et trompé son mari. Pour sa punition elle se réincarne en fourmi, et devra remonter dans l'échelle des réincarnations : un cochon d'Inde pis un chat, un chien avant d'être une femme obèse. Dans la fourmilière elle fait la connaissance d'une fourmi mâle qui est Casanova réincarné et qui va l'accompagner dans sa remontée vers l'humain.
Quelques extraits : "Au moment de sortir Krttx [la fourmi chef] nous rappela les dangers qui nous guettaient dehors : il faut faire attention aux araignées." (p. 68) "Les fourmis aussi rêvent." (p. 65) "Les fourmis faisaient les cent pas dans l'herbe en attendant que les humains laissent tomber des sucreries - Charles Darwin aurait été surpris d'une telle évolution. (p. 70). "Le grand brouillard apparaît quelquefois dehors. La plupart de ceux qu'il prend meurent misérablement. Les chanceux comme toi deviennent fous ou aveugles. Ou les deux. Ce grand brouillard ressemblait fort à l'insecticide dont je m'étais plus d'une fois servie - en vain - pour chasser les fourmis de notre terrasse."

Toujours maudit! de David Safier, Les presses de la cité (2016)   

Même idée directrice que Maudit Karma. Daisy et Marc, réincarnés en fourmis, doivent gravir le plus vite possible les échelons de la réincarnation afin de retrouver leur forme humaine s'ils veulent empêcher le mariage entre le meilleur ami de Daisy et l'ex-femme de Marc. Le problème est qu'ils ont de très mauvais caractères.
Livre jubilatoire, facile à lire. Daisy évite une guerre entre fourmis rouges (guerrières) et fourmis vertes (pacifiques) en tuant la reine des fourmis rouges. Daisy et Marc sont ensuite réincarnés en poissons rouges, cigognes, escargots et finalement en humains différents de ceux qu'ils étaient au début. En cigognes ils s'amusent "à toucher le plus grand nombre possible de limousines Mercedes chaque fois que nous nous soulagions." "Ce doit être terrible d'être (réincarné) une fourmi" "Je me demande bien quel crime il faut avoir commis pour se réincarner en fourmis."


Scintillements. Intégrale des nouvelles. d'Ayerdhal, Au diable vauvert, 708p. (2016)

"Chez Ayerdal, des personnages sont capables de communiquer avec les abeilles ou de programmer des "idéogrammes émotionnels" dans le subconsient." (Macha Séry, Le Monde 30 décembre 2016). Je n'ai pas lu...



LA FOURMI ASSASSINE

De Patrice Pluyette. Éditeur : Seuil. Parution : 08 janvier 2015     

La rédaction du Figaro Littéraire :
"Lorsqu'Odile Chassevent disparaît sans laisser la moindre trace, les soupçons se portent assez vite sur son compagnon, Francis Lecamier, dont les rêves déçus ont gâché la vie du couple pour laisser place à l'amertume. Il ferait un bon coupable, se dit-on. Mais c'est oublier un peu vite Legousse, l'éleveur de porcs désoeuvré qui vit avec sa vieille mère et collectionne les poupées grandeur nature commandées à prix élevé de Californie.
Cela se passe à Vert-Buisson, banlieue de Bruiz, pas loin de la mer. Un décor un peu glauque qui sent souvent l'ennui. Quand l'inspecteur Rivière débarque, les indices font défaut. Et les premiers aveux obtenus pourraient bien aboutir à une fausse piste. Le mystère qui entoure la généreuse Odile Chassevent demeure entier. Jusqu'à ce qu'une hypothèse vienne peut-être le résoudre. Mais c'est une hypothèse...
"
http://evene.lefigaro.fr/livres/livre/patrice-pluyette-la-fourmi-assassine-3279716.php#critique_presse


Comment les fourmis m'ont sauvé la vie, de Lucia Nevaï, 2009, édition Philippe Rey            

"Sa mère l'a baptisée Crane, prénom sioux qui désigne la grue, le grand oiseau migrateur. Et comme, auparavant, cette même mère avait tenté de se débarrasser d'elle, Crane est née défigurée, chétive et bigleuse. Son histoire commence dans un trou perdu de l'Iowa dans les années 1950. Avec pour parents, un trio minable, qui s'est constitué sur le circuit des prêcheurs itinérants : Big Duck, faux prêcheur et escroc, père fictif de Crane et de son demi-frère ; Tit, superbe femelle qui les a engendrés ; Flat, mère d'une fille dont Big Duck est vraiment le père ! "


Sous le seuil, de Jean-Louis Giovannoni (2016), Editions Unes, 112 p. (pas lu le livre, parle très peu de fourmis !)

Analyse par Eric Chevillard : Le feuilleton. La vie commune (Le Monde des Livres, 02.06.2016)

"Sous le seuil, traite sur le même plan, sans hiérarchisation, les activités humaines et celles des insectes qui partagent le même espace : non seulement les jardins, mais aussi les maisons et même les lits. Ils vivent parmi nous, avec nous, et nous pouvons bien les traiter comme des envahisseurs ou des parasites et les recevoir comme tels en nous enveloppant d’insecticide, leur légitimité en ces lieux n’est pas moins fondée que la nôtre. Des enfants martyrisent les blattes, arrachent des pattes, coupent des têtes, nous empoisonnons les fourmis, nous écrasons les araignées." 


 

Semences de Jean-Marc Ligny (L'Atalante 2015)                      


Méfiez-vous de la reine des fourmis, de Nicholas Fisk, Hachette 1997 (édition originale 1987). Un cauchemar ?

   


La trilogie des fourmis de Bernard Werber

Les fourmis (Tome 1, 1991, Albin Michel), Le jour des fourmis (Tome 2, 1992, Albin Michel), La révolution des fourmis (Tome 3, 1996, Albin Michel).

"Dans son roman, Bernard Werber nous raconte la vie des fourmis et surtout comment elles communiquent entre elles. Il nous explique simplement qu'elles utilisent des phéromones, ou hormones, qu'elles émettent. Ce sont de "minuscules molécules volatiles et odorantes" très petites, de deux à trois picomètres. Grâce à elles, les dialogues ont des nuances pratiquement "infinies". Les fourmis les produisent lorsqu'elles éprouvent un sentiment ou une sensation. Elles produisent alors des phéromones qui vont circuler dans leur corps et en sortir pour pénétrer celui des autres fourmis, ainsi "chacune ressent la même chose". Les phéromones sont réceptionnées par le segment numéro 5 des antennes, le segment 6 et 7 étant utilisés respectivement pour les dialogues simples et les dialogues complexes du type sexuel. L'auteur nous fait découvrir différentes molécules servant de phéromones.
Il nous décrit principalement la communication chimique, principal moyen utilisé, mais aussi la communication tactile, qu'il présente comme la "communication absolue". Il la décrit comme le meilleur moyen de communication et le plus rapide : les dialogues se font d'antennes à antennes, en contact direct, de "neuromédiateurs à neuromédiateurs". Cette communication est, d'après l'auteur, la plus sûre, l'air n'interférant pas avec les phéromones et ne pouvant être interceptées par d'autres fourmis." D'après un TPE.


Livres avec juste un titre de fourmis mais qui ne parlent pas de fourmis